Cordes


Alto

Alto

Origine 

L’alto fait partie de la famille des instruments à cordes comme le violon, le violoncelle, la contrebasse, la guitare et la harpe. Au 17ème siècle, des luthiers célèbres comme Stradivarius, Amati, ou Guarnieri ont créé les plus beaux violons de tous les temps. Et à cette époque, ils cherchent à créer un violon plus grand avec un son plus profond, plus velouté, et c’est comme cela qu’est né l’alto. Mais c’est à partir du 19ème siècle que l’alto fut pleinement mis en valeur dans la pratique de la musique de chambre et de l’orchestre, notamment par les compositeurs allemands.

Description 

L’alto est principalement composé d’une caisse de résonance en bois et d’un manche sur lesquels on tend quatre cordes. On produit des sons avec un archet ou bien en pinçant les cordes avec les doigts. 

Sonorité 

Le son de l’alto est un mélange de la force et de douceur. Il peut être majestueux, grave, feutré, héroïque. Il fait la transition entre le son brillant du violon et le son plus profond du violoncelle. 

La pratique 

La pratique de l’alto demande une tenue tout en souplesse de son corps et développe la capacité de concentration, la mémoire, le pouvoir d’anticipation. On peut débuter dès plus jeune âge. L'alto est présent dans tout le répertoire d'orchestre et surtout de musique de chambre, notamment au sein du quatuor à cordes. Il est depuis plusieurs années employé dans le rock, la pop, le jazz, le blues et plusieurs autres genres musicaux. Tout les grands compositeurs ont écrit de très belles œuvres pour alto.

Contrebasse

Professeur : Thierry VERA
Contrebasse

La contrebasse est le plus grand et donc le plus grave des instruments à cordes. Son étude peut néanmoins se commencer très jeune. En effet, comme pour le violon, elle existe dans toutes les tailles jusqu’au 1/16è de contrebasse, instrument destiné aux enfants de 6 ou 7 ans. La contrebasse reste cependant l’instrument idéal pour les enfants plus âgés et les adolescents désireux de commencer la musique. Les orchestres sont pleins de contrebassistes ayant débuté la contrebasse à 15 ans !  La contrebasse a plusieurs siècles d’histoire et son répertoire est vaste ; présente dans la musique baroque, classique, romantique, moderne et contemporaine, elle l’est aussi dans la musique populaire, que ce soit dans le Jazz bien entendu mais aussi des musiques aussi différentes que la Musique Tzigane ou le Tango Argentin… D’ailleurs, l’Académie prodigue un enseignement dit « classique » mais depuis plusieurs années la classe de contrebasse coopère étroitement avec «  l’atelier Tango » dirigé par Christiane Bonnay et ensemble nous essayons de sensibiliser très tôt les élèves à la pratique d’autres sortes de musiques. De même ils pourront, dans le cadre de la pratique collective, participer aux différents orchestres et ensembles au sein de l’Académie, et se rendront très vite indispensables.  Parce que le choix d’un instrument peut être difficile, Thierry Vera, professeur de contrebasse, accueille volontiers toutes les filles et tous les garçons, jeunes et moins jeunes qui souhaiteraient essayer quelques semaines la contrebasse avant de se décider. Quel que soit votre âge, n’hésitez pas à pousser les portes de l’Académie et venez rencontrer le professeur et essayer la Contrebasse.

Mandoline

Professeur : Martine FAVERGEAUD
Mandoline

On distingue deux grands types de mandolines :

• La mandoline milanaise ou mandurina, à six cordes doubles.
• La mandoline Napolitaine à 8 cordes.

Actuellement la mandoline Napolitaine est  la plus répandue, sa caisse adopte la forme d'une larme, et son dos est également bombé, comme celui du luth. Elle s'éloigne cependant de ce dernier, notamment par sa table d’harmonie est  percée d'une ouïe ovale — à côté de laquelle est incrustée une plaque d'écaille ou de bois dur évitant ainsi à l'instrument d'être endommagé par les coups de plectre— et par son dos encore plus bombé. Elle est munie de quatre cordes doubles en acier accordées en quintes (comme le violon) : soit sol, ré, la et mi  du grave vers l'aigu.
À partir du XVIIIe siècle, les mandolines forment une famille d'instruments comportant, de l'aigu vers le grave :

• la soprano,
• l'alto (accordé do, sol, ré, la du grave vers l'aigu),
• le ténor (mandole, accordé une octave au-dessous de la soprano),
• la basse ou le mandoloncelle (accordé comme un violoncelle, à l'octave grave de l'alto) ainsi que le mandolone (contrebasse, également appelée archimandola), souvent muni de 7 ou 8 cordes doubles — sauf la chanterelle, simple — accordées fa (ou sol), la, ré, sol, si, mi, la.

Les premiers exemples connus de pièces musicales pour mandoline remontent aux environs de 1700 ; les premières méthodes datent respectivement de 1768 (Pietro Denis), 1770 (Fouchetti)  et 1772 ‘Michel Corrette). De nos jours de nombreuses méthodes modernes existent.

Le grand violoniste Nicolo Paganini (1778/1840) commença à apprendre la musique en jouant de la mandoline. Vivaldi a consacré deux concertos à la mandoline. Mozart  ainsi que divers auteurs d’opéra (Nauman, Grétry, Haendel) utilisa la mandoline dans un air de Don Juan. Beethoven écrivit quelques pièces pour cet instrument. Plus tard cet instrument fut utilisé au sein de l’orchestre. Son timbre particulier incita des compositeurs a l’utiliser dans des œuvres symphoniques, par exemple dans les  7ème et   8ème symphonie de Gustav Mahler. Au 19ème siècle Massenet, Verdi, Taneiev, Hans Gal, etc….composèrent pour l’instrument ou l’incorporèrent dans l’orchestre symphonique. Plus tard au XXème siècle Schoenberg, Stravinsky, Prokofiev, etc…. utilisèrent ses ressources. De nos jours de nombreux compositeurs écrivent pour l’instrument Henze, Pfizner, Wolki….. Petrassi et Manoury l’on utilisé en musique de chambre. De nombreuses transcriptions tirées du répertoire du violon sont édités.

D’autres types de Mandolines existent suivant la même technique d’instrument.Mandoline bluegrass, mandoline Sicilienne, mandoline banjo (ou mandoline) la mandoline Irlandaise, la mandriola et la mandoline électrique. De grands orchestres de mandolines sont constitués en Allemagne, Russie, Belgique, Japon, Amérique et même en France à Paris. Des Festivals sont organisés ainsi que des concours internationaux principalement en Italie, Russie et au Japon.

Violoncelle

Violoncelle

C’est dans la Méthode de violoncelle et de basse d’accompagnement rédigée par MM. Baillot, Levasseur, Catel et Baudito (1804) que semble avoir apparue, pour la première fois, la comparaison du violoncelle avec la voix humaine. Les auteurs soulignent la grande  capacité de l’instrument à chanter.  A la même époque, le XIXème, le violoncelle, tout au moins le son que pouvaient en tirer les meilleurs violoncellistes, est très communément comparé à la voix des plus grands chanteurs. Cette métaphore a sous-tendu le développement du répertoire du violoncelle tout au long du XIXème siècle et jusqu’au début du XXème siècle. Cette image prend sans doute sa source dans la caractéristique essentielle du violoncelle qui joue d’un ambitus sonore très large, couvrant tous les types de voix humaine, de la plus profonde à la plus stridente. Mais bien avant d’être porté aux nues, le violoncelle a dû jouer de l’archet pour trouver sa juste place et devenir un instrument soliste à part entière.  En France, dans la famille des instruments à archet, ce fut d’abord la vièle, instrument en forme de poire joué par les ménestrels, qui fut à la mode. Puis venue d’Espagne, la viole séduisit  l’Europe entière au 16ème siècle. En France, elle est l’instrument soliste par excellence, lorsqu’à Brescia, en 1520, nait la famille du violon. En Italie, la viole de gambe est pratiquée, on y a même vraisemblablement développé sa méthode de jeu, mais celle-ci est moins répandue que dans le reste de l’Europe. Dotée d’une très belle sonorité, langoureuse, mais de son ténu, elle ne peut résister longtemps face au jeu puissant du violon. Les luthiers qui viennent d’inventer ce nouvel instrument en ont donc construit d’autres capables de l’accompagner. Le violoncelle s’inspire donc de la forme du violon et n’a pas beaucoup changé depuis l’origine. Si l’Italie adopte assez vite le violoncelle en l’intégrant aux orchestres puis aux formations de chambre, il fallut attendre le 18ème siècle pour que le public français l’entende à l’occasion des tournées des artistes italiens, notamment lors d’un concert mémorable de Luigi Boccherini, à Paris.  Les gambistes s’opposèrent farouchement à sa venue en dénonçant les «entreprises du violon et les prétentions du violoncelle», la fameuse querelle des modernes et des anciens. En 1827, le violoncelle intégrera l’orchestre de Paris, et en 1733 paraitront les premières sonates de Jean Barrière. Petit à petit, les gambistes virtuoses qui étaient aussi de solides compositeurs évincèrent la viole de gambe au profit du violoncelle et se mirent à composer pour lui des œuvres solistes. Bien aidé par l’invention des positions du pouce sur les cordes dont le violoncelliste Francesco Alborea ("Franciscello", 1691-1739) est le premier à les faire connaître. Puis viendra le temps des grands virtuoses, Berteau, Duport, et en Allemagne, Romberg, Goltermann, Grützmacher ou David Popper. C’est d’ailleurs, un Allemand, Jean-Sébastien Bach qui offrira le plus beau des cadeaux aux violoncellistes : ses Six Suites pour violoncelle seul, véritable livre de chevet pour tout violoncelliste qui se respecte. Celles-ci tombées dans l’oubli, furent redécouvertes par Pablo Casals,  l’une des figures emblématiques du violoncelle. Le XIXème siècle ne fut pas fécond en pièce pour violoncelle seul, à l’exception des Suites de Max Reger. Il faudra attendre Zoltan Kodaly au XXème siècle, et son chef-d’œuvre, la sonate pour violoncelle seul, pour voir le répertoire de l’instrument s’étoffer d’une nouvelle pièce solo d’envergure. Dans la foulée, les compositeurs reprirent langue avec l’instrument et lui dédièrent de très belles pièces : Cassado, Xenakis,  Hindemith,  Britten, Lutoslawski, Dutilleux, Ginastera, Berio, Bacri, Monnet, Florentz…En grande partie grâce à  Mistlav Rostropovitch qui n’a eu de cesse de passer des commandes aux compositeurs. Ce grand violoncelliste du XXème siècle, avec Janos Starker le créateur de la sonate pour violoncelle seul de Zoltan Kodaly, est aussi celui qui donna une stature médiatique mondiale à l’instrument.