Instruments classiques

Les cordes

Les instruments à cordes se répartissent en plusieurs groupes.
Ces instruments ont en commun des cordes qui vibrent au-dessus d'une caisse de résonance. Cette caisse de résonance amplifie les vibrations et  donne au son un timbre et une couleur particulière. La hauteur de la note variera avec la longueur et la grosseur de la corde. Pour le piano (comme pour le clavecin ou la harpe), il y a autant de cordes (ou de groupes de cordes) de longueur fixe que de notes possibles. D'autres instruments (le violon et tous les instruments «  du quatuor » notamment, la guitare) ont un petit nombre de cordes dont on peut faire varier la longueur pour en modifier la hauteur. Les cordes seront frottées avec un archet composé d'une baguette souple en bois de Pernambouc sur laquelle est fixée une mèche en crin de cheval. Un système à vis permet de tendre l'archet à la convenance du musicien. Pour la Harpe et  la Guitare, les cordes seront pincées soit par les doigts du musicien ; et dans le cas du clavecin instrument « ancien » le clavier déclenchera la vibration des cordes correspondantes au moyen d‘un « sautereau » ; à l’origine doté d’une plume de corbeau !

Les cordes frottées

Chefs du département : Louis Denis OTT & Christophe Pierre

"De tous les groupes, celui des archets est le plus riche en manières de produire le son; c'est aussi celui qui peut le mieux passer d'une nuance à une autre, faisant montre d'une infinie variété." Rimsky-Korsakov.
"Les instruments à cordes, qui connurent leur plus haute perfection au XVIIIe siècle, devraient aujourd'hui être aussi désuets pour véhiculer notre musique que les diligences pour véhiculer nos personnes physiques." Edgard Varèse.
Les instruments à archet expriment bien notre époque, à condition de savoir exploiter leurs possibilités et découvrir en eux une immense "boîte à ouvrage ", selon l'expression de Kandinsky.
"Il y a une présence à l'avenir dans la vraie ouverture au passé. Non pas une noyade, ni une fuite en avant, mais bien une fusion qui sonne complice et pourtant inconnue." Philippe Schoeller.
  • Violon
Le violon est une création du XVIe siècle, non certes création absolue , mais aboutissement d'une évolution dont le début se perd dans la nuit des temps.
C'est aux Italiens que revient le mérite d'avoir pressenti la valeur d'art du violon, suivis en cela par les Austro-Allemands et plus tardivement par les Français.
C'est le soprano instrumental par excellence, avec une étendue double de celle du soprano vocal. Littérature et poésie se font le miroir de cette conception lyrique, Proust évoquant un air qui "se fluidifie et chante comme un violon" tandis que Mallarmé s'émeut à "une plainte déchirante comme celle des violons."
Instrument mélodique , celui-ci comporte une caisse de résonance, un manche, 4 cordes et quelques accessoires servant à les fixer, l'ensemble représentant environ 70 pièces différentes. A cette description s'ajoute l'archet composé d'une baguette et d'une mèche.

Professeurs :
Nicole Curau Dupuis, Margarita Guerchovitch, Louis-Denis Ott, Christophe Pierre

 
Nicole Curau Dupuis 
Passionnée depuis son enfance par l’art et la pratique du violon, c’est en toute logique qu'elle s'est tournée vers l’enseignement et la transmission de cette technique. Après une déjà longue carrière de concertiste et nantie de tant d’expériences différentes, Nicole Curau Dupuis a souhaité affiner ce rapport avec les plus jeunes. Tiitulaire du Diplôme d’Etat de professeur,  c’est au sein de l'Académie Rainier III qu'elle a  choisi d’enseigner.
Nicole Curau Dupuis a à cœur de créer un vrai lien entre les élèves de sa classe, rapport de compétition parfois, mais aussi d’amitié. Elle met l’accent sur la pratique de groupe très tôt, les plus jeunes ayant accès à des ateliers dès 5 ou 6 ans, et une participation aux auditions dès les premiers mois de pratique. Ses élèves sont heureux de la voir régulièrement en concert, que ce soit avec l’Orchestre Philharmonique de Monte Carlo ou en musique de chambre avec le Quatuor Monoïkos. Cela relie la salle de cours à la réalité des concerts. Les projets interactifs entre les différentes classes et groupes de l’Académie sont un atout et offrent une ouverture d’esprit aux enfants. De nombreux concerts et auditions émaillent l'année scolaire.

Margarita Guerchovitch
Margarita Guerchovitch est un  représentant de la fameuse école russe de violon. Après avoir quitté la Russie, elle a commencé à enseigner en 1996 à l'Académie Rainier III.
Bien qu'étant en URSS détenteur d'un BAC scientifique, d'un diplôme supérieur en violon et musique de chambre et de diplômes d'études secondaires d'alto et piano, elle a également reçu en France en 2004 un Diplôme d'Etat (DE). Depuis 18 ans, Margarita Guerchovitch a éduqué une pléiade d'élèves devenus lauréats de concours nationaux et internationaux en France, Italie, Allemagne et Autriche.
La classe de Mme Guerchovitch participe aux projets de l'Académie à Monaco,  à d'autres projets régionaux tels que le Printemps des Arts, la Journée Patrimoine, Sympho New avec l'orchestre PACA, les concerts de Noël 2013 avec l'OPMC, mais également à des projets internationaux, tels que le concert au Conservatoire Supérieur de Lucca dans le cadre de l'échange culturel en 2012.
Les concerts de classe se passent non seulement à l'Académie, mais aussi dans les maisons de retraite Cap Fleuri et Quetidine, ce qui assure une relation unique entre élèves et public.

Louis-Denis Ott
Né à Paris en 1969, Louis-Denis Ott partage son temps entre la pédagogie et une carrière de musique de chambre. Après avoir obtenu un Premier Prix et un Prix d’Excellence au Conservatoire National de Nantes, il poursuit ses études de perfectionnement à Vienne dans la classe du professeur Alexander Arenkov (élève et répétiteur de David Oïstrakh), puis à Moscou au conservatoire Tchaïkovski dans la classe de Zoria Chikhmourzaeva (dernière élève du grand maître Abram Yampolsky). Ses maîtres s’accordent à louer la subtilité et la rare sensibilité de son discours musical, ainsi que la qualité «envoûtante » de sa sonorité. En 1996 il est lauréat au concours Yampolsky à Moscou et reçoit le prix d’interprétation pour l’oeuvre d’Abram Yampolsky. De 1996 à 1998 il vit à Lisbonne où il est premier violon titulaire de l’orchestre Gulbenkian et premier violon du quatuor Pro Arte. De retour en France, titulaire du Certificat d’Aptitude aux fonctions de professeur en 2000, il enseigne pendant un an (2004) au conservatoire de Nice tout en étant depuis 2001 professeur à l’Académie Rainier III. Invité en tant que violon solo dans divers orchestres (Pays de la Loire, Vendée, Poitou-Charentes, Savoie, Cannes, Nice), il se produit parallèlement en sonate, trio, quatuor, en France, en Autriche, en Allemagne, en Italie, en Espagne et aux Etats-Unis . Il est membre du quatuor Monoïkos qui réunit pour la première fois deux professeurs de l’Académie de Monaco et deux musiciens de l’Orchestre de Monaco. En 2004, il a aussi fondé à Paris le Novecento ensemble avec des amis russes, français et italiens, musiciens de haut niveau partageant leur passion commune pour la musique du XXe siècle et le répertoire contemporain. Il a également participé en tant que violon solo à une tournée de l’ensemble de J.F Zygel et T.Escaich et s’est produit en concert avec l’organiste Olivier Vernet. Son enregistrement de la Première Sonate de Bartok, avec le pianiste Tristan Lofficial, reçoit les félicitations et les encouragements de Pierre Boulez. Ouvert à des formes très variées d’expression musicale, il s’intéresse au répertoire contemporain (collaboration sur une pièce pour violon solo avec Mario Garuti d’une rare complexité d’écriture) et il travaille le piano jazz, la composition, l’arrangement et l’improvisation avec Manuel Jiménez disciple de célèbre arrangeur Ivan Julien. Il s’intéresse aussi à de nouvelles formations de musique de chambre : violon et deux guitares, violon et accordéon. Ce qui l’intéresse particulièrement c’est « de marier des timbres peu compatibles par nature » dans des transcriptions du répertoire classique. Dans le domaine pédagogique, Louis- Denis Ott propose une approche basée sur le solfège appliqué, l’étude des intervalles, et une initiation au piano, pratiques qui rendent la lecture plus facile et favorisent la motivation des élèves. Il prépare actuellement une méthode de violon qui se présentera comme « une table des matières » des nombreuses méthodes existantes qu’il complètera par des séries de nouveaux exercices personnels.
En 2009, il a été nommé Chevalier de l’Ordre du Mérite culturel par la Principauté de Monaco.

Christophe Pierre
Lauréat de nombreux concours, il a été Violon solo et concertiste dans différentes formations de chambre à Paris.
Il a participé à plus de 100 créations, de 100 premières auditions, et donné plus de 1000 oeuvres issues des répertoires baroque, classique ou contemporain en concert en France ou à l’étranger. Il a créé entre autre à Paris les concerti pour violon de Montsalvatge, de Jardanyi et donné la première audition de la Suite opus 117 de Sibélius.
Professeur titulaire du Certificat d’Aptitude, Christophe Pierre a enseigné dans différents établissements spécialisés en région parisienne puis au Conservatoire à Rayonnement Régional de Saint-Etienne. Il a pratiqué l’enseignement du violon, de la musique de chambre (trio, quatuor...), assuré la direction et l’encadrement d’ensembles orchestraux, délivré des formations de tutorat pédagogique et préparé les étudiants des cycles spécialisés aux entrées des Conservatoires Nationaux et Pôles Supérieurs. Il a été également invité à l’Université des Sciences et Technologies de Qingdao en République populaire de Chine pour y donner des master classes.
Il vient d'être nommé à l'Academie Rainier III.
Invité régulièrement dans les stages d’étés, il a été entre autre directeur artistique et pédagogique de l’Académie Musicale de Megève.
Il a participé à différentes émissions à la radio-télévision française, notamment sur "France Musique" ("Avis aux amateurs" et "Jeunes Solistes"), sur France 2 et réalisé une dizaine d’enregistrements discographiques avec des oeuvres de Fauré, Messager, Alain, Ponce, Françaix, Vercken, Morançon, Brenet, Pinchard, Lejet, Bret, Rossini, Orff, Mozart, Bessonnet et Gorecki; certains de ces CDs ont été unanimement salués et récompensés par la presse spécialisée française.

  • Alto : Professeur : Silvia PENEVA

 

  • Violoncelle
 
C’est dans la Méthode de violoncelle et de basse d’accompagnement rédigée par MM. Baillot, Levasseur, Catel et Baudito (1804) que semble avoir apparue, pour la première fois, la comparaison du violoncelle avec la voix humaine. Les auteurs soulignent la grande  capacité de l’instrument à chanter.  A la même époque, le XIXème, le violoncelle, tout au moins le son que pouvaient en tirer les meilleurs violoncellistes, est très communément comparé à la voix des plus grands chanteurs. Cette métaphore a sous-tendu le développement du répertoire du violoncelle tout au long du XIXème siècle et jusqu’au début du XXème siècle. Cette image prend sans doute sa source dans la caractéristique essentielle du violoncelle qui joue d’un ambitus sonore très large, couvrant tous les types de voix humaine, de la plus profonde à la plus stridente. Mais bien avant d’être porté aux nues, le violoncelle a dû jouer de l’archet pour trouver sa juste place et devenir un instrument soliste à part entière.  En France, dans la famille des instruments à archet, ce fut d’abord la vièle, instrument en forme de poire joué par les ménestrels, qui fut à la mode. Puis venue d’Espagne, la viole séduisit  l’Europe entière au 16ème siècle. En France, elle est l’instrument soliste par excellence, lorsqu’à Brescia, en 1520, nait la famille du violon. En Italie, la viole de gambe est pratiquée, on y a même vraisemblablement développé sa méthode de jeu, mais celle-ci est moins répandue que dans le reste de l’Europe. Dotée d’une très belle sonorité, langoureuse, mais de son ténu, elle ne peut résister longtemps face au jeu puissant du violon. Les luthiers qui viennent d’inventer ce nouvel instrument en ont donc construit d’autres capables de l’accompagner. Le violoncelle s’inspire donc de la forme du violon et n’a pas beaucoup changé depuis l’origine. Si l’Italie adopte assez vite le violoncelle en l’intégrant aux orchestres puis aux formations de chambre, il fallut attendre le 18ème siècle pour que le public français l’entende à l’occasion des tournées des artistes italiens, notamment lors d’un concert mémorable de Luigi Boccherini, à Paris.  Les gambistes s’opposèrent farouchement à sa venue en dénonçant les «entreprises du violon et les prétentions du violoncelle», la fameuse querelle des modernes et des anciens. En 1827, le violoncelle intégrera l’orchestre de Paris, et en 1733 paraitront les premières sonates de Jean Barrière. Petit à petit, les gambistes virtuoses qui étaient aussi de solides compositeurs évincèrent la viole de gambe au profit du violoncelle et se mirent à composer pour lui des œuvres solistes. Bien aidé par l’invention des positions du pouce sur les cordes dont le violoncelliste Francesco Alborea ("Franciscello", 1691-1739) est le premier à les faire connaître. Puis viendra le temps des grands virtuoses, Berteau, Duport, et en Allemagne, Romberg, Goltermann, Grützmacher ou David Popper. C’est d’ailleurs, un Allemand, Jean-Sébastien Bach qui offrira le plus beau des cadeaux aux violoncellistes : ses Six Suites pour violoncelle seul, véritable livre de chevet pour tout violoncelliste qui se respecte. Celles-ci tombées dans l’oubli, furent redécouvertes par Pablo Casals,  l’une des figures emblématiques du violoncelle. Le XIXème siècle ne fut pas fécond en pièce pour violoncelle seul, à l’exception des Suites de Max Reger. Il faudra attendre Zoltan Kodaly au XXème siècle, et son chef-d’œuvre, la sonate pour violoncelle seul, pour voir le répertoire de l’instrument s’étoffer d’une nouvelle pièce solo d’envergure. Dans la foulée, les compositeurs reprirent langue avec l’instrument et lui dédièrent de très belles pièces : Cassado, Xenakis,  Hindemith,  Britten, Lutoslawski, Dutilleux, Ginastera, Berio, Bacri, Monnet, Florentz…En grande partie grâce à  Mistlav Rostropovitch qui n’a eu de cesse de passer des commandes aux compositeurs. Ce grand violoncelliste du XXème siècle, avec Janos Starker le créateur de la sonate pour violoncelle seul de Zoltan Kodaly, est aussi celui qui donna une stature médiatique mondiale à l’instrument.

Professeur :  Frédéric Audibert
Professeur à l’Académie de musique Prince Rainier III depuis 1998,  Frédéric Audibert a été élevé au titre de chevalier dans l’Ordre du mérite culturel par le prince Albert II de Monaco. Frédéric Audibert est violoncelle solo invité de la Chambre Philharmonique-Emmanuel Krivine et de l’orchestre du Musikfestspiele de Dresde. Premier prix du CNSM de Paris dans la classe de Jean-Marie Garmard, élève d’André Navarra, il s’est perfectionné auprès de Gary Hoffman, Maud Tortelier et Mark Drobinsky. Il s’est distingué en finale et demi-finale des concours internationaux Palma d’Oro, Florence, Trapani, San Sébastian et a remporté Turin et Rovero d’Oro. En 1992, Lord Yehudi Menuhin l’a nommé lauréat de son association “Live Music Now France et l’a encouragé à poursuivre une carrière de soliste. Il se produit depuis dans les grands concertos : Haydn, Boccherini, K.P.E Bach, Saint-Saëns, Bruch, Brahms, Tchaïkovski, Chostakovitch, Lalo, Dvorak, Honegger  (avec les orchestres Brixi de Prague, les Solistes tchèques, orchestre symphonique de Brnö, orchestre philharmonique de Nice, orchestre symphonique de la Garde Républicaine, orchestre de Cannes-Paca, orchestre symphonique de Kinshasa…). Frédéric Audibert a donné des concerts et master classes dans les principaux pays européens, au Japon, en Polynésie, à Taïwan, au Congo Pointe Noire, en RD Congo-Kinshasa… Il  a gravé une trentaine de CD dont l’un est consacré aux Suites de J.S Bach qu’il a interprétées plusieurs fois, et dans leur intégralité, en concert. Il s’est intéressé très tôt au répertoire  baroque : il joue sur instrument d’époque les concertos de Vivaldi, Porpora, Boccherini, K.P.E Bach, Léo notamment au théâtre du Palais Royal de Naples et participe à plusieurs enregistrements (Diapason d’Or ; Choc de la Musique ; Grand Prix du disque) avec le violoniste Gilbert Bezzina. Tout récemment , il vient de sortir un CD enregistré avec son frère Florent Audibert, violoncelle solo de l’orchestre de l’opéra de Rouen Les maîtres du violoncelle composent.  Il est depuis 14 ans responsable artistique du festival de violoncelle Cello Fan de Callian-Pays de Fayence. Il joue actuellement le violoncelle de Maud Tortelier, d’Alessandro Gagliano et un violoncelle de Filippo Cordano de 1774.
  • Contrebasse

La contrebasse est le plus grand et donc le plus grave des instruments à cordes. Son étude peut néanmoins se commencer très jeune. En effet, comme pour le violon, elle existe dans toutes les tailles jusqu’au 1/16è de contrebasse, instrument destiné aux enfants de 6 ou 7 ans. La contrebasse reste cependant l’instrument idéal pour les enfants plus âgés et les adolescents désireux de commencer la musique. Les orchestres sont pleins de contrebassistes ayant débuté la contrebasse à 15 ans !  La contrebasse a plusieurs siècles d’histoire et son répertoire est vaste ; présente dans la musique baroque, classique, romantique, moderne et contemporaine, elle l’est aussi dans la musique populaire, que ce soit dans le Jazz bien entendu mais aussi des musiques aussi différentes que la Musique Tzigane ou le Tango Argentin… D’ailleurs, l’Académie prodigue un enseignement dit « classique » mais depuis plusieurs années la classe de contrebasse coopère étroitement avec «  l’atelier Tango » dirigé par Christiane Bonnay et ensemble nous essayons de sensibiliser très tôt les élèves à la pratique d’autres sortes de musiques. De même ils pourront, dans le cadre de la pratique collective, participer aux différents orchestres et ensembles au sein de l’Académie, et se rendront très vite indispensables.  Parce que le choix d’un instrument peut être difficile, Thierry Vera, professeur de contrebasse, accueille volontiers toutes les filles et tous les garçons, jeunes et moins jeunes qui souhaiteraient essayer quelques semaines la contrebasse avant de se décider. Quel que soit votre âge, n’hésitez pas à pousser les portes de l’Académie et venez rencontrer le professeur et essayer la Contrebasse.

Professeur : Thierry Vera
Après 4 années d'études à Grenoble dans la classe de Philippe Guingouain, Thierry Vera entre au Conservatoire National Supérieur de Musique de Lyon où il obtient son Diplôme National d'Études Musicales Supérieur avec Marc Marder. Il étudie ensuite 2 ans à Genève auprès de Fanco Petracchi, professeur et soliste de renom international. Thierry Vera intègre le pupitre de contrebasses de l'Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo en 1992, enseigne à l'École de Musique de Menton jusqu'en 2000, année où il prend en charge la classe de l'Académie Rainier III. Depuis 2007, il s'occupe de l'Orchestre à Cordes du 1er cycle en collaboration avec Bruno Habert.


 

Les cordes pincées
  • Clavecin

Cet instrument donne vite gout au partage, à l'échange par le biais des pratiques collectives pour créer des événements, lieu de rencontres comme "le bal renaissance" , " les concerts au Palais Lascaris", "Rencontres de clavecin de la région Paca" ou la soirée "hommage aux éditions musicales de l'Oiseau-Lyre" à la cathédrale de Monaco. Plus d'informations dans la partie "Musiques Anciennes"

Professeur : Mme Camille Mugot-Drillien
Après l’obtention des médailles d’or en flûte à bec et clavecin au C.N.R de LYON  elle étudie au C.N.S.M de Lyon auprès d’Huguette Dreyfus et de Françoise Lengellé et termine avec le DNSM en clavecin; elle obtient parallèlement une licence en Musicologie à l’université Lyon II. Elle part ensuite étudier au  conservatoire royal d’Anvers auprès de Jos Van Immerseel où elle obtient le diplôme supérieur de clavecin. Elle se produit régulièrement  en musique de chambre dans le répertoire vocal et instrumental avec ses ensembles « Baroc’Co », « la Muse de Monaco », en Corse avec «  Orfeo Isulanu »,tout autant que dans des grandes formations aussi diverses que l’Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo sous la direction de Fabio Biondi, Robert King, Jean-Christophe Spinosi. Depuis 1987 elle enseigne le clavecin et la basse continue à l’Académie Rainier III.

  • Guitare
Professeurs : Philippe Loli et Luc Vander Borght

Philippe Loli
Philippe Loli a donné de nombreux concerts dans le monde entier : plusieurs tournées en Asie , Amérique Latine, Etats-Unis et en Europe dans les scènes prestigieuses (Berlin - Philharmonie, Cordoba - Festival International de Guitarra, Paris - Festival de Guitare de Radio France, Londres - Wigmore Hall, , Venise - Théatre de la Fenice,  etc....). Comme compositeur, il s'intéresse à tous les styles de musique et crée en 2000 le  "Concerto Azzurro" avec les Solistes de la Scala de Milan. Certaines de ses oeuvres sont publiées chez Schott, … Après un premier disque enregistré avec John Mc Laughlin "time remembered", Philippe Loli participe à "the promise", regroupant quelques grands noms: Paco de Lucia, Al di Meola, Sting, ... et tout récemment dans le Concerto pour 2 guitares "thieves & poets" avec Victoria Mulova, Paul Meyer et l'Orchestre del Pommerigio Musicale. Parmi les nombreux disques réalisés en soliste, on retiendra l'intégrale des "24 caprichos de goya" de Mario Castelnuovo Tedesco enregistrée en public et en première mondiale. Philippe Loli est actuellement professeur de guitare à l'Académie de musique ou il a étudié avec le Maître Pier Domenico Amerio, disciple d'Andrès Ségovia.

Luc Vander Borght
Luc Vander Borght obtient les diplômes supérieurs de guitare et de musique de chambre au Conservatoire Royal de Musique de Bruxelles, clôturant ainsi ses études en Belgique auprès de Patrick Van Netelbosch et d’Annie Cattelain, puis Ilse et Nicolas Alfonso. Lors de master classes, il rencontre John Williams puis Alberto Ponce, dont la riche personnalité artistique et humaine s’impose à lui: il suit alors régulièrement son enseignement à Paris obtenant un Premier Prix à l’unanimité dans sa classe.Il participe à plusieurs concours et obtient entre autres les 1ers prix de guitare et de musique de chambre lors du concours «Pro Civitate» (1983 – Belgique) et le 3ème prix du concours international de guitare de Carpentras (1989 – France).
 Il a également été sélectionné par la Fondation Menuhin "Live Music Now", permettant aux jeunes musiciens d’apporter la musique à ceux qui n’y ont pas accès (concerts dans les hôpitaux et les prisons.... ).Aujourd’hui, il se produit régulièrement en concert au sein du Take Four Guitar Quartet avec lequel il a enregistré plusieurs CD. Parallèlement, il forme également un duo avec la guitariste Véronique Sulbout auquel s’adjoint le violoniste Louis-Denis Ott pour former le Trio Arcopizz. Au détour de ses transcriptions et arrangements, principalement dédiés à Take Four Guitar Quartet et Arcopizz Trio, Luc Vander Borght déploie son extraordinaire affinité pour l'expression mélodique et la richesse sonore et propose de revisiter des trésors musicaux parfois inattendus auxquels il offre de nouveaux éclairages sous l'étonnante palette sonore de la guitare et contribuant ainsi à l'élargissement de ses horizons.Passionné par l’enseignement, Luc Vander Borght a été Professeur au Conservatoire Royal de Musique de Liège durant une dizaine d’années avant d’enseigner la guitare, depuis 2001,  à l’Académie de Musique Prince Rainier III de Monaco. Son profond intérêt pour la musique de chambre pousse Luc Vander Borght à intégrer les pratiques d’ensemble dès le plus jeune âge, y compris dans des cours d’initiation collectifs. Son enseignement s’appuie sur la relation fondamentale entre technique instrumentale et expression musicale, ceci en faisant précéder les choix musicaux aux solutions techniques, de telle sorte que la musique guide le geste. L’exigence, le souci du détail, et le soin apporté à la qualité sonore sont des aspects essentiels à sa pédagogie qui lui ont été transmis par le Maître Alberto Ponce.
  • La Harpe
La harpe est l'un des plus anciens instruments de musique à cordes de la civilisation. Elle a traversé les âges, les continents, et a beaucoup évolué au fil des siècles. Sans même l'avoir côtoyée de près, les enfants connaissent cet instrument féérique.

Professeur : Noëlle Vera
Apres avoir fait son apprentissage musical et harpistique avec Odette Le Dentu, Noëlle Vera poursuit ses études auprès d'Annie Fontaine et obtient un premier prix de harpe et de musique de chambre au Conservatoire National de Région de Boulogne-Billancourt. Admise au Conservatoire National Supérieur de Musique de Lyon dans la classe de Fabrice Pierre, elle obtient le Diplôme National d'Etudes Supérieures de Musique. Elle se perfectionne auprès de Marie-Claire Jamet et Frédérique Cambreling. Elle se produit régulièrement dans diverses formations de musique de chambre (duo avec flûte, chant, quintette, quatuor de harpes,...) et parallèlement fait de nombreux remplacements au sein de  différents orchestres (Nice, Cannes et Monaco...). Mais c'est à son premier professeur, Odette Le Dentu, qu'elle doit sa passion de la pédagogie; Noëlle Vera est titulaire du Certificat d'Aptitude aux fonctions de professeur de harpe. Elle enseigne la harpe de 1999 à 2005 à l'école de musique Paul Michelot de Roquebrune Cap Martin et est également chargée  de la direction de l'établissement. Depuis 2005, Noelle Vera est professeur de harpe à l'Académie de Musique et de Théâtre Fondation Prince Rainier III de Monaco.

L'enseignement de la harpe à l'Académie Rainier III
L'apprentissage de la harpe peut commencer dès 5 ans sur un instrument de petite taille : la harpe celtique. Le passage à la grande harpe est envisagé généralement vers la fin du 1 er cycle (après 3 ou 4 années de pratique). Il est cependant possible de rester en cursus harpe celtique pendant toute la durée des études. Il est indispensable d'avoir un instrument chez soi pour pratiquer régulièrement. La harpe celtique coûte entre 1000 et 2500€, mais peut aussi être louée ( environ 30 à 35€ par mois). Il existe aussi des locations-ventes. La grande harpe représente un investissement financier plus important, mais les harpes d'occasion, ou des locations-ventes existent aussi. La harpe peut se jouer en soliste, ou bien dans divers ensembles de musique de chambre, ainsi que dans l'orchestre. Le répertoire est très varié, allant de la musique ancienne en passant par la musique classique, romantique, contemporaine, mais aussi traditionnelle (celtique). Les cours individuels permettent une progression adaptée à chaque élève. Dès les premiers cours, des petits morceaux, souvent bien connus des enfants, (comptines, chansons) sont joués. La pratique collective en ensemble de harpes fait aussi partie de l'apprentissage instrumental dès la première année. Elle développe l'écoute, le rythme, l'autonomie, la méthode de travail, l'esprit de groupe et renforce la motivation des élèves. À 2, à 3.....à 20 harpes, des concerts sont organisés au sein de l'académie de musique, mais aussi dans différents lieux en Principauté ou en France. Des déplacements hors de Monaco pour des concours, masterclass, festivals, sont régulièrement programmés.

 Les cordes frappées
 
  • Le Piano
Professeurs Laurent Alonso, Antoine Dumans, Dubravka Kovacevic,  Mark Sole-Leris, Bernard Zoccola, Laurent Choron


Antoine Dumans
Enseignant au sein de l'Académie Rainier III depuis plus de vingt ans, Antoine Dumans a réalisé ses études supérieures au Conservatoire National Supérieur de Musique de Lyon, et a obtenu ses titres pédagogiques, Certificat d'Aptitude aux fonctions de professeur de piano, en Février 1995.
Au sein de sa classe de piano, Antoine Dumans a à coeur de transmettre un rapport à la musique axé avant tout sur le plaisir, le partage et la convivialité, éléments nécessaires à une pratique dans la bonne humeur ainsi qu'un  bon épanouissement à l'instrument. Sa sensibilité et sa pratique personnelle l'amènent à avoir une ouverture certaine sur le monde de la musique jazz.

Dubravka Kovacevic
Née à Belgrade où elle obtient ses diplômes de pianiste concertiste et de professeur de piano à la Faculté de l’Art de la Musique (classe du professeur Andréa Preger) ainsi que le doctorat à l’Université des Arts de Belgrade,

Dubravka Kovacevic devient  professeur de piano dans cette même Université. Ayant bénéficié d’une bourse du Gouvernement français elle se spécialise auprès du Maître Pierre Sancan au CNSM de Paris et du Maître Dimitri Bashkirov. Elle gagne le Concours International des Jeunes Solistes à Bordeaux et le 1er Prix de la critique au Festival International BEMUS.

En 1985 Dubravka Kovacevic  s’installe à Monaco et parallèlement à sa carrière internationale de concertiste (nombreux festivals, récitals, tournées avec orchestres, disques) elle se consacre avec dévouement  à sa classe de piano à l’Académie Rainier III.
Dans son enseignement elle privilégie une approche individualisée à chaque élève en révélant en lui sa propre sensibilité, créativité et envie de progresser. Dans cette relation interactive elle demande une pratique  quotidienne et met toute son énergie, patience, ardeur et enthousiasme au service de l'élève afin de le suivre le plus loin possible dans son développement artistique.

Parmi ses élèves elle compte des pianistes professionnels de renommée internationale, mais également toute une pléiade d’amateurs compétents qui ont trouvé dans la pratique du piano un enrichissement pour leur vie entière.

Dubravka Kovacevich parle français, anglais, italien et serbo-croate.

Mark Sole-Leris 
De nationalité britannique, Mark Solé-Leris est né à Rome en 1962 de racines multiples catalanes, néerlandaises et françaises. Son éducation musicale s'est déroulée à travers l'Europe. Il est diplômé du Royal Associated Board à Londres, du Conservatoire Santa Cecilia à Rome, de l'Ecole Normale Alfred Cortot à Paris et de l'Académie Chigiana à Sienne. Ses professeurs ont été successivement: F. Medori, C. Helffer, G. Mounier et M. Campanella. Il détient les 1er prix du East Grinstead Music Festival en Angleterre, la Médaille d'Or Marcello Intendente à Rome et a récemment gagné un prix d'interprétation au 8ème Concours Grieg à Oslo avec son partenaire Frédéric Chauvel dans la catégorie piano 4 mains. La carrière musicale de Mark Solé-Leris l'a amené en tant que chambriste ou soliste à se produire sur d'importantes scènes européennes. Avant d’intégrer l'Académie Rainier III de Monaco Mark Solé-Leris a enseigné au Conservatoire Départemental des Alpes Maritimes, mais aussi aux CRR de Nice et Marseille, au CRD de Cannes ainsi qu’au CRC de Valbonne. Il est souvent invité de jury dans des concours nationaux et internationaux et organise des stages et des mastercalasses principalement dans le haut-pays niçois. Depuis 2006 Mark Solé-Leris fait partie du « United Nations Piano Quartet » formation originale pour 2 pianos et 8 mains composées de Kirk Whipple, Marilyn Morales, Frédéric Chauvel et lui-même avec lequel il a effectué plusieurs tournées aux USA et en France. En 2008 il a enregistré un CD à l’université de Miami avec l’U.N.P.Q. qui vient d’obtenir en mai 2013 le 2ème prix au Concours International Bakhchiev à Vologda (Russie) pour l’œuvre principale de cet enregistrement : Fives de Kirk Whipple.
Ce musicien atypique, à la fois professeur, concertiste, directeur de festival et de concours est parfaitement trilingue. En dehors de son activité régulière de concerts à 4 mains, Mark Solé-Leris a collaboré avec E. Borok 1er violon solo de l'orchestre de Dallas et le violoncelliste G. Schiefen ancien prix Tchaikovsky à Moscou ainsi qu'avec les chefs: K. Weise, M. Piquemal, S. Streatfeild, C. Brancusi, A. Joutard, A. Melchiorre etc... De " l’Air sur la corde de sol" de Bach à la 9ème symphonie de Beethoven, de la Marche Turque de Mozart au James Bond thème en passant par la Truite de Schubert à "l’Arnaque de Scott Joplin", le piano… roi des instruments peut tout faire, tout arranger, tout jouer dans les styles baroque, classique, romantique, moderne ou jazz ! Voilà une des devises de la classe de mark Sole-Leris : la découverte dès le 1er cycle de tous les répertoires et styles.  Les deux autres sont : le déchiffrage, soit la lecture et la compréhension rapide de la page musicale et les méthodes de travail, ou comment affronter les aspects techniques et agogiques des œuvres dans les meilleurs conditions et le plus rapidement possible.
Sa classe, destinée à former de futurs professionnels, ou bien des amateurs avertis et passionnés, est dynamique, avec des projets et des concerts communs avec mes collègues de l’Académie, mais aussi avec de la préparation à des concours externes et des projets d’échanges pédagogiques avec d’autres institutions françaises ou européennes.
Mais ATTENTION chers élèves, la musique ressemble beaucoup au sport dans l’engagement et le travail soutenu et régulier qu’elle demande, sans lesquels on n’arrive à rien !
Alors courage futurs musiciens… il vous attend !


Bernard Zoccola
Bernard Zoccola a étudié au Conservatoire National Supérieur de musique de Paris où il a obtenu le 1er prix premier nommé à l'unanimité de piano en 1975 (classe de Lelia Gousseau)
et le 1er prix de musique de chambre en 1977(classe de Geneviève Joy). Boursier du Quai d'Orsay et de l'agence Franco-américaine il a reçu un Master's Degree au New England Conservatory de Boston en 1980. Professeur à l'Academie Rainier III depuis 1990, il a donné des concerts en France, Suisse, Italie, USA, Canada et Monaco. Bernard Zoccola est récipiendaire de la Médaille d'Honneur en Bronze de Monaco.

 

Laurent CHORON
Laurent Choron est né en 1961 et commence le piano à l’âge de 5 ans. A partir de 1973 il suit un cursus d‘études musicales au CNSM de Paris où il obtient en 1978 un 1er prix de piano puis en 1980 un 1er prix de musique de chambre. Il entre ensuite en 3ème cycle en musique de chambre. Ses professeurs ont été Mme Lucette Descaves, Jacques Taddei, André Gorog, Pascal Rogé, Jacqueline Robin, Christian Lardé. Parallèlement il poursuite ses études à l’Ecole Normale Alfred Cortot dans la classe de Germaine Mounier où il obtient une licence de concert en 1979 . A été accepté la même année dans la fondation Gyorgy Cziffra . Il étudie également en Pologne auprès d' Andrez Jasinski.
Laurent Choron a participé à plusieurs concours internationaux notamment le concours Chopin à Varsovie.
1978: 2d prix concours international de Senigalia ( Italie.
1979: 3prix concours international Claude Kahn (Paris ) .
Titulaire du Certificat d‘Aptitude au professorat (CA) de piano depuis 1985, Il a enseigné dans de nombreux établissements: St Cloud , Eaubonne , La roche sur Yon, CNRR d‘Amiens et d'Angers et longtemps en Corse sa terre d ‘adoption.
il fût Directeur d'une école municipale de musique de la banlieue angevine,
Il est à présent professeur à l'Académie Rainier III et enseigne également au CNRR de Nice, où il a occupé pendant plusieurs années le poste de Directeur des Etudes.
Laurent Choron aime faire partager à ses élèves l'expérience qu'il a acquise, les initier à la rencherche du Beau, à la Construction intérieure par le travail.